Breaking Bad, ou la beauté esthétique d’une série hors du commun!

On connaît bien Breaking Bad pour ses répliques cultes, pour son histoire vraiment Badass, pour ses acteurs tous plus talentueux les uns que les autres, et surtout pour ses rebondissements à couper le souffle… Mais ce qui contribue aussi grandement au succès de cette incroyable série c’est son esthétique visuelle et scénographique !

Les choix esthétiques de la série, faits par les réalisateurs et les directeurs photographiques, sont importants car ils sont à la fois des partis pris pour présenter l’histoire et les personnages, et à la fois un moyen d’influencer le spectateur. Par exemple, les nombreux plans en contre-plongée (lorsqu’une voiture entre dans le champ de vision, lorsque des personnages arrivent), sont très caractéristiques de la série. Ils permettent de mettre en valeur les personnages, leur conférant une certaine autorité, une supériorité impressionnante. Au contraire, les plans grand-angle, qui sont également très souvent présents, créent aussi bien un effet angoissant ou vertigineux, qu’un sentiment d’impuissance du héros face à sa situation.

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Un autre élément esthétique qui revient très souvent est le clair-obscur. Ce procédé, qui joue sur des contrastes de nuances et de couleurs très forts, revient très souvent, créant tout d’abord un effet d’attente et de malaise chez le spectateur qui a du mal à discerner les éléments à l’écran. Le contraste est aussi un moyen de présenter la nature humaine, en peignant des Hommes qui ne sont ni parfaitement bons ni horriblement mauvais mais bien un mélange subtil des deux. Gus Fring, Hank Schrader et bien d’autres sont, tout comme Walter White, faits « d’ombre et de lumière ». On pourrait aussi penser que le clair-obscur permet d’illustrer la dualité du personnage principal, piégé en permanence dans un dilemme entre une vie familiale « paisible », et une vie de chimiste hors-la-loi. Ce contraste est d’ailleurs souvent accentué par des plans fixes qui s’arrêtent quelques instants avec Walter, comme pour insister sur sa réflexion, sur ses interrogations, ses peurs et ses espoirs.

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La beauté picturale de cette série apparaît comme sombre, crue, âpre, violente, à l’image des personnages et de leurs histoires, et plus on progresse dans sa visualisation, plus notre œil s’y accroche, se cramponne aux aspérités visuelles et narratives. Une saveur amère, un toucher rugueux, une ouïe stridente retiennent toute notre attention… et c’est aussi pour cela que cette série est géniale à regarder, parce qu’elle nous invite à en faire partie, à se l’approprier et non pas à seulement la regarder de façon passive.

 

Je n’en ai évoqué ici que quelques uns, mais on pourrait parler de bien d’autres procédés esthétiques, scénographiques et visuels développés dans la série… alors n’hésites pas à laisser un commentaire pour dire ce qui t’as le plus marqué !

ERIZA

Série créée par Vince Gilligan diffusée simultanément du 20 janvier 2008 au 29 septembre 2013sur AMC aux Etats-Unis, et au Canada, et ensuite sur Netflix.

 

 

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